Elevage

1. Le Pottok est Installé depuis des millénaires au Pays Basque.

Naturellement la morphologie du Pottok a évolué avec les conditions écologiques et historiques, mais personne ne conteste que le Pottok, après tant d‘années accroché aux montagnes du Pays Basque, constitue une race primitive locale.
Provenant, il y a un million d’années, d’Amérique du nord, passant par le pont naturel réunissant alors l’Alaska et la Sibérie, le cheval proche de celui de Prevalski s’établit d’abord en Asie puis émigre en Europe, alors qu’il disparaît complètement en Amérique.
Il s’installe dans les montagnes du Pays Basque et résiste au climat très perturbé des dernières glaciations de la fin du quaternaire. Les découvertes préhistoriques faites dans les grottes de Sare, d’Oxocelhaya, d’Isturitz représentent des chevaux d’un type proche du Pottok actuel. Naturellement sa morphologie a évolué avec les conditions écologiques et historiques, mais personne ne conteste le fait que le Pottok, après tant d’années accroché à nos montagnes, constitue une race primitive locale.
Les Basques eurent la sagesse de ne pas décimer les troupeaux de petits chevaux, comme cela se passa dans beaucoup d’autres régions ; au contraire ils l’exploitèrent avec d’autant plus de facilité que le pottok ne demandait aucun soin particulier : il suffisait de venir chercher dans la montagne les produits de l’année, généralement destinés à la boucherie.
Au 19ème siècle, on l’utilisait dans les mines de la région mais aussi dans celles du Nord et de l’Est de la France, car de petite taille, robuste et peu exigeant. Il fait partie de la culture basque et fût très utilisé dans la contrebande entre France et Espagne. Il fit rêver beaucoup d’enfants, lorsqu’il paradait dans les cirques avec sa belle robe pie. Aujourd’hui, chaque Pottok a son propriétaire et il est de tradition chez les éleveurs de donner au petit enfant une pouliche, qui procurera par la suite un petit pécule.
Ils vivent librement en horde d’une vingtaine de juments accompagnées de leur bel étalon sur les versants des massifs de la Rhune, de l’Artzamendi, du Baïgura et de l’Ursuya où ils participent à l’entretien de la montagne. D’autres sont élevés en prairie, destinés aux activités sportives et de loisirs.

Berceau de race: limité aux cantons des Pyrénées-Atlantiques de :

Anglet Nord et Sud, Aramits, Bayonne Nord, Ouest et Est, Biarritz Est et Ouest, Bidache, Espelette, Hasparren, Hendaye, Iholdy, La Bastide Clairence, Mauléon, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Saint-Jean-de-Luz, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Palais, Saint-Pierre-d’Irube, Tardets, Ustaritz.


2. Le Pottok de Montagne

Le Pottok de « Montagne » est celui qui vit en libre parcours au moins 9 mois de l’année au Pays Basque sur les massifs de la Rhune, d’Arzamendi, de l’Urzuya et du Baïgura au sein d’un troupeau comportant juments, pouliches et étalon.

Il est petit, toisant de 1,15 à 1,32 m, de robe initialement baie ou bai brune, plus récemment et maintenant en majorité de robe pie (47% des inscrits au livre généalogique). Il se nourrit d’herbes et d’ajoncs, de glands et de châtaignes en automne. Très rustique, il ne craint ni la pluie ni le vent, se recouvrant d’une épaisse fourrure dès les premiers froids. Il résiste, en été, aux agressions souvent impressionnantes de mouches et de tiques.

Les éleveurs organisent deux ou trois fois par an des rassemblements pour prendre soin des chevaux (vermifuges, insectisides…).

C’est aussi une bonne occasion de déjeuner, de parler pottok et de chanter entre amis.


3. Le pottok de prairie ou pottok de sport

Prélevé du troupeau au sevrage ou né à la maison, le jeune Pottok s’habitue très facilement à l’homme dont il devient l’ami inséparable.

D’abord mené en main puis à la longe, il peut, vers l’âge d’un an et demi, passer aux longues rênes et très vite tirer une voiture légère, il ne sera monté que vers 2 ans et demi.

Élevé ou né dans des conditions plus favorables que celles de la montagne, il gagne en taille (1,20 à 1,47 m) et en musculature, il est destiné aux activités de loisir et de sport.


4. Etalons

Pour que le produit d’une saillie d’une jument Pottok soit inscriptible au livre généalogique Pottok, le père doit être étalon Pottok ou « Facteur de Pottok » approuvé.

L’approbation est accordée par la commission d’approbation de l’ANP à l’issue des Concours Nationaux des étalons.

L’approbation à 3 ans est provisoire. À 4 ans et plus, elle est reconductible.

L’approbation d’étalon de Montagne limite la possibilité de saillir les seules juments du berceau de race, alors que l’approbation Sport est sans limitation territoriale.

L’approbation des « Facteurs de Pottok » se fait sur dossier où après présentation au concours des étalons de Sport. Ils ne peuvent saillir que les seules juments livre A.


5. Livre A et Livre B

Le livre A du stud-book Pottok regroupe tous les Pottoks de race pure, reconnus à titre initial ou au titre de l’ascendance.

L’inscription à titre initial n’est possible que pour une jument du berceau de race suitée d’un produit issu d’une saillie avec un étalon Pottok livre A approuvé jugée en marge du concours des poulinières.

Pour améliorer certaines aptitudes sportives, sont acceptés des croisements avec des étalons améliorateurs dits « Facteurs de Pottok ». Les produits croisés conservant au moins 50% de sang Pottok sont alors inscrits au livre B du stud-book.


6. Variété de robes

La grande originalité de la race Pottok, hormis sa grande rusticité et son caractère, est sans aucun doute la variété de ses robes : l’alezan, le bai, le noir et le pie dans toutes ses déclinaisons. Seule la robe grise n’est pas admise.